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Des douleurs récurrentes en bas du dos et au niveau des jambes, qui ne sont pas soulagées par la prise de médicaments... Avant d'envisager le recours à une intervention chirurgicale, une autre solution peut être envisagée : l'infiltration lombaire. Découvrons ensemble de quoi il s'agit !

Infiltration lombaire : spécificités

Définition

Les vertèbres lombaires constituent la partie de la colonne vertébrale située au bas du dos. Dans certains cas, on pratique dans cette région une infiltration, c'est-à-dire l'administration, à l'aide d'une aiguille, d'un médicament aux vertus anti-inflammatoires dérivé de la cortisone. L'objectif est d'apaiser les douleurs dorsales qui y siègent pendant plusieurs semaines.

Les conditions à rassembler pour pratiquer une infiltration lombaire

Les infiltrations lombaires sont menées face à des douleurs qui ne cèdent pas aux traitements classiques à base d'anti-inflammatoires ou d'antalgiques par voie orale. Elles peuvent être pratiquées en cas :

  • de lombalgies, c'est-à-dire de maux de dos dans la zone lombaire et le haut des fesses ;
  • de sciatique : les douleurs se font ressentir le long du trajet du nerf sciatique, qui prend naissance au niveau des vertèbres lombaires : dans le bas du dos, mais également au niveau de la fesse et à l'arrière de la jambe, généralement d'un seul côté ;
  • de cruralgie : le nerf en cause est dans ce cas le nerf crural, situé entre les vertèbres lombaires n°3 et 4. Les douleurs se font ressentir dans le bas du dos, et s'étendent vers l'avant de la cuisse.

En fonction de l'origine de la douleur, l'infiltration est réalisée entre deux vertèbres lombaires ou à proximité des racines des nerfs en cause.

Précautions à prendre

Les infiltrations de corticoïdes peuvent être dangereuses en cas de diabète mal maîtrisé, ou lorsque le patient ignore qu'il est atteint de ce trouble. En effet, ce produit peut entraîner une augmentation importante du taux de sucres dans le sang, et entraîner un malaise. D'autre part, il est important de ne pas prendre de médicaments qui fluidifient le sang (anti-coagulants comme l'aspirine) pendant une dizaine de jours avant l'infiltration, pour éviter tout risque de saignement.

Risques de l'infiltration lombaire

Ce geste médical comporte un certain nombre de risques :

  • le développement d'une infection, mais ceci est extrêmement rare ;
  • une réaction allergique à l'un des produits utilisé au cours de la procédure ;
  • une synovite réactionnelle, c'est-à-dire une inflammation de l'articulation consécutive à l'injection ;
  • des cas de paraplégies sont survenus avec certains types d'infiltration lombaire, mais de manière exceptionnelle. Ils concernaient essentiellement des personnes qui avaient préalablement été opérées du dos.

Infiltration lombaire : déroulement

L'infiltration se déroule en milieu hospitalier, mais en ambulatoire (sans passer de nuit à l'hôpital). Dans une salle de radiologie, le patient est allongé sur le ventre, et la zone d'intervention est soigneusement désinfectée. Une anesthésie locale est réalisée au niveau de la zone où sera effectuée la piqûre, afin de limiter la douleur ressentie au moment du passage de l'aiguille.

Sous un contrôle radiologique, le médecin insère l'aiguille jusqu'au site choisi pour l'infiltration. Il injecte un produit de contraste et réalise une radiographie pour s'assurer de la bonne position de l'aiguille, puis administre le médicament. L'examen dure au total une quinzaine de minutes.

Suites de l'infiltration lombaire

Il convient de se reposer pendant une journée ou deux après une infiltration lombaire, pour obtenir les meilleurs résultats possibles. L'apaisement des douleurs qui ont justifié l'intervention survient en général dans les 48 h. Les effets peuvent varier d'une personne à l'autre, et le soulagement escompté n'est pas toujours au rendez-vous. Dans ce cas, une nouvelle infiltration peut être envisagée. Le nombre maximal est en général fixé à trois par an.